RÉALISATION DE CANIVEAUX OUVERTS À TOUCOUNTOUNA : Un danger pour les populations en pleine agglomération
•Les personnes handicapées tirent la sonnette d’alarme et appellent les autorités au secours
Les personnes vivant avec un handicap dans la commune de Toucountouna ont porté, le lundi 1er juin 2026, une doléance aux autorités communales et préfectorales afin d’attirer l’attention sur les dangers liés aux caniveaux ouverts aménagés le long de la Route Nationale Inter-États (RNIE III).

La déclaration a été lue à la devanture du bâtiment administratif de la mairie de Toucountouna par Pierre Sourkoua, porte-parole des personnes handicapées. La séance s’est déroulée en présence de la maire de Toucountouna, Patricia Ponna Saï, du secrétaire général de la préfecture de l’Atacora, Abdoulaye Affo, du premier adjoint au maire Bienvenu Sotima Manté, ainsi que du secrétaire exécutif de la mairie, Bertrand Soglonon.

Dans leur déclaration, les personnes handicapées ont salué les efforts du gouvernement en matière de développement des infrastructures, notamment la réhabilitation de la RNIE III. Elles ont toutefois exprimé leurs inquiétudes face aux risques que représentent les caniveaux à ciel ouvert en pleine agglomération pour les personnes à mobilité réduite, les personnes malvoyantes, les enfants, les personnes âgées et l’ensemble des usagers vulnérables.

Les signataires ont lancé un appel aux autorités afin que des mesures complémentaires soient prises pour sécuriser ces ouvrages et garantir une meilleure accessibilité à tous les citoyens.

Réagissant à cette préoccupation, la maire Patricia Ponna Saï a félicité les personnes handicapées pour leur initiative citoyenne. Elle a reconnu la réalité du problème soulevé et a expliqué que toutes les démarches menées par la Mairie n’ont pas eu un écho favorable auprès de l’entreprise du fait qu’il s’agit d’une réfection de la Route pas d’une construction.

Le secrétaire général de la préfecture de l’Atacora, Abdoulaye Affo, a également salué la démarche des requérants. Il a souligné leur sens de responsabilité, estimant qu’ils auraient pu choisir d’organiser une marche de protestation, mais ont préféré la voie du dialogue et du plaidoyer. Il les a rassurés qu’il rendra compte de leurs différentes doléances à l’autorité préfectorale et leur a promis d’être rassurés que leur message ne tombera pas dans les oreilles de sourds.

Cette rencontre a permis aux personnes handicapées de faire entendre leur voix sur une question de sécurité publique et d’inclusion, dans l’espoir de voir les infrastructures routières devenir plus accessibles et plus sûres pour tous.
Samuel Eniola DAGBA (Stg)
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