ASSISES DU MARKETING ET DE L’ATTRACTIVITÉ TERRITORIALE À NATITINGOU : Plusieurs acteurs posent les bases pour une attractivité territoriale renforcée de l’Atacora

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Le comité d’organisation gagne le pari d’un événement réussi

Les Assises de l’Attractivité et du Marketing Territorial de l’Atacora (AMATA) se sont tenues les 10 et 11 juillet 2026 à l’Hôtel Kaba de Natitingou. Durant deux jours, élus locaux, experts, opérateurs économiques, universitaires et représentants de la société civile ont ensemble réfléchi aux solutions capables de renforcer l’attractivité du département dans un contexte marqué par les défis sécuritaires.

Placée sous le thème «Relance économique et touristique de l’Atacora dans un contexte de fragilité sécuritaire : les réponses possibles du marketing territorial», cette première édition a été rythmée par des masterclass, des panels et des communications. L’objectif était de définir des pistes d’action concrètes pour valoriser durablement les potentialités du territoire.

La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs personnalités, notamment le coordonnateur général des AMATA, Kouagou Robert M’Mouyonne, le maire de Natitingou, Taté Ouindéyama, le représentant de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB), Kouagou N’tcha, ainsi que le secrétaire général de la préfecture de l’Atacora, Abdoulaye Affo, représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi que le préfet du département.

Dans son intervention, le coordonnateur général des AMATA a rappelé que l’Atacora dispose d’importantes richesses agricoles, minières, artisanales, culturelles et humaines. «Nous devons bâtir un marketing territorial d’un type nouveau, adapté aux réalités des territoires confrontés aux défis sécuritaires», a-t-il déclaré. Il a ensuite posé une interrogation qui a servi de fil conducteur aux échanges : « Pourquoi toutes ces richesses peinent-elles encore à se transformer en emplois et en recettes pour nos collectivités ?»

Le maire de Natitingou a, pour sa part, insisté sur la nécessité pour les collectivités de reprendre la maîtrise de leur image. «Notre territoire ne doit plus laisser d’autres raconter son histoire à sa place. C’est à nous de valoriser nos potentialités et de construire notre attractivité», a-t-il plaidé devant les participants.

Le représentant de la CCIB a rappelé que l’Atacora bénéficie d’une position géographique stratégique et d’importantes opportunités économiques. Il a réaffirmé l’engagement de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin à accompagner les initiatives de promotion de l’économie locale et des investissements.

Au nom du préfet de l’Atacora, le secrétaire général de la préfecture a lancé un appel aux maires et aux élus locaux. «Le marketing territorial est, en première position, l’affaire des maires et des élus locaux», a-t-il martelé. Il les a ensuite invités à ne pas limiter leur engagement aux deux journées des assises, mais à intégrer durablement les outils présentés dans leurs plans de développement communaux.

Les échanges ont porté sur plusieurs thématiques majeures. Les participants ont notamment analysé les moyens de renforcer l’attractivité et la compétitivité de l’Atacora malgré le contexte sécuritaire, de diversifier l’offre territoriale au-delà du tourisme classique, de valoriser les ressources géologiques et les pierres ornementales, d’aménager durablement les montagnes de l’Atacora, de promouvoir les cérémonies d’initiation comme patrimoine culturel et de faire de la mémoire collective un levier d’attractivité.

Les débats ont également permis d’aborder les réponses à la perception de l’insécurité ainsi que les limites du tourisme virtuel. Au terme de la seconde et dernière journée, le coordonnateur des AMATA a présenté le cadre de gouvernance partagée de l’Atacora qui a ensuite été amendé par l’ensemble des participants.

À la clôture des travaux, le Chargé de Mission, représentant le préfet de l’Atacora, a salué «la diversité des acteurs mobilisés, la qualité des panels et la mise en place d’un mécanisme de gouvernance partagée». Évoquant l’avenir des AMATA, il a conclu par une formule qui a marqué l’assistance. «Les AMATA disparaissent en ce jour, mais elles disparaissent avec l’espoir que les grandes conclusions de ces deux jours de travaux s’érigent en cadre de référence pour une ambition plus grande en faveur de l’Atacora», a-t-il laissé entendre.

Cette première édition des AMATA s’achève ainsi sur une note d’espoir. Les recommandations formulées au cours des deux jours de réflexion sont appelées à servir de socle pour une stratégie commune, capable de renforcer l’attractivité, la compétitivité et le développement durable de l’Atacora.

Sébastien YANGA & Iradath SAMA (Stg)

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