CLAP DE FIN POUR BÉNIN-TAXI : Succès, limites et leçons d’un projet gouvernemental
Après plusieurs années de service, le projet Bénin-Taxi, lancé en 2017 par le gouvernement du Patrice Talon, a officiellement pris fin. Cette initiative, qui visait à moderniser le transport urbain au Bénin, laisse derrière elle un bilan contrasté, entre avancées notables et défis persistants.
Mis en place dans le cadre des réformes engagées pour professionnaliser le secteur du transport, le programme avait permis le déploiement de 300 véhicules dans plusieurs villes du pays. À travers un mécanisme de location-vente, de nombreux jeunes chauffeurs avaient bénéficié de l’opportunité de devenir progressivement propriétaires de leurs taxis, une initiative saluée pour son impact socioéconomique. Au fil des années, Bénin-Taxi s’est imposé comme une alternative plus moderne aux moyens de transport traditionnels. Le projet a contribué à améliorer la sécurité, la qualité du service et l’image du transport urbain, tout en encourageant une meilleure organisation du secteur.
Cependant, l’expérience n’a pas été exempte de difficultés. Des problèmes liés au recouvrement des paiements et à la gestion de certains bénéficiaires ont parfois freiné l’atteinte des objectifs initiaux. Malgré ces obstacles, plusieurs observateurs estiment que le programme a servi de base à la transformation du paysage de la mobilité urbaine. L’initiative aura notamment préparé le terrain à l’essor de plateformes numériques de transport telles que gozem et yango.com, désormais bien implantées dans plusieurs villes béninoises et qui redéfinissent progressivement les habitudes de déplacement.
Si le rideau tombe sur Bénin-Taxi, son héritage demeure. Pour beaucoup, ce projet restera une étape importante dans la modernisation du transport urbain au Bénin et dans les efforts visant à offrir davantage d’opportunités économiques à la jeunesse.
✍️ Moïse OLADELE (Stg)
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